Omar SY

Omar Sy, né le 20 janvier 1978 à Trappes, est devenu une des personnalités préférées des français.
Son père est ouvrier et sa mère fait des ménages. Les enfants sont trois ou quatre par chambre, selon les époques, dans leur appartement HLM.
« Tous les gens que je connaissais vivaient comme ça, donc on n’en souffrait pas. Un souvenir de bonheur domine. C’était une France encore mélangée, métissée, multiple, dont j’ai la nostalgie. Il y avait toutes sortes de gens dans cette cité. Ça m’a ouvert et construit. Les gens de banlieue : je n’ai découvert cette catégorie qu’à 16-17 ans. C’est comme ça qu’on nous appelait à Paris. Et c’était une tare. Ça voulait dire les Noirs et les Arabes, bien sûr. »
À Trappes, il est très ami avec le petit frère de Jamel Debbouze. Jamel le remarque et lui propose de faire un sketch avec lui sur Radio Nova.
« On a imaginé un personnage de footballeur sénégalais reconverti dans l’agriculture. Le patron de Nova, Jean-François Bizot, a trouvé ça drôle et m’a proposé de revenir régulièrement dans l’émission. J’y allais après les cours au lycée. Puis j’ai suivi Jamel sur Canal+ et, bien sûr, ça a pris tant de place dans ma vie que j’ai raté mon bac, malgré le repêchage à l’oral. »
En 2005, il s’est fait connaître à la télévision, sur Canal +, en duo avec Fred Testot dans le SAV des émissions.
Il a obtenu le 24 février 2012 le César du meilleur acteur pour Intouchables, d’Eric Toledano et d’Olivier Nakache (plus de dix-neuf millions d’entrées en France). Il est parti vivre à Los Angeles pour échapper à la pression qui a suivi. 
« Le succès d’Intouchables était devenu trop grand pour moi. Il me dépassait. Il m’effrayait. Les sollicitations en tout genre devenaient incessantes. »
En 2014, il est à l’affiche de Samba, avec Charlotte Gainsbourg, Tahar Rahim et Izia Higelin.
C’est devant Bryan Singer qu’il a passé le premier casting de sa vie… dans un anglais fragile. Le réalisateur hésite. Finalement, il obtient le rôle. Depuis son anglais a beaucoup progressé.
En 2015, il apparaît dans Jurassic World, de Colin Trevorrow. En 2016, c’est Inferno, de Rom Howard, avec Tom Hanks ; Chocolat de Roschdy Zem, puis Demain tout commencera d’Hugo Gélin.
Pour le personnage de Chocolat il déclare : « J’ai pu m’appuyer sur des correspondances troublantes avec mon parcours. Le duo que Chocolat formait avec le clown blanc Footit… Les  prestations  comiques  dans  les hôpitaux,  auprès  des  enfants malades  :  je  fais  ça  aussi. »
Interrogé sur la crise des migrants, il déclare : « Je suis allé à la Porte de Saint-Ouen, où des familles entières s’entassaient dans des voitures, en attendant. C’est le contraire de ce que mes parents ont connu en France il y a une cinquantaine d’années. Quand mon père a quitté le Sénégal pour la France, en 1962, on favorisait cette immigration. Les usines proposaient du travail, surtout dans l’automobile. À son arrivée, mon père ne parlait même pas le français. Longtemps, il a fait des allers-retours avec l’Afrique, où il rentrait pour les vacances, et où il à rencontré ma mère. Puis ils se sont établis ensemble ici, avec, au fil des années, leurs huit enfants. »


Article rédigé par Christine DRAPERI, membre de l’association.

Pour voir la filmographie complète  de cet artiste : https://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_Sy

Photographies : Babelio.com (libre de droit).